Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 12:21

Ce dimanche 22 septembre, Alain, Jean-François et moi, membres du Team Samara Cyclisme avions décidé de particper au contre la montre "Trio Normand" qui se déroule à Lillebonne prés du Havre.

Au début, nous avions décidé de parcourir 25 km , mais compte tenu du déplacement depuis Amiens, nous nous sommes inscrits au 50 km soit 2 tours.

Cette participation entre dans le cadre de ma préparation au championnat national de contre la montre UFOLEP qui se dérouledra le 28 et 29 septembre 2013 à Champmotteux dans le sud parisien.

Nous arrivons sur place dés 11h45 et comme nous partons à 15h02, nous avons le temps de bien se préparer au calme; seul Jean François est plus tendu à cause d'éléments extérieurs au vélo.

Nous faisons donc un tour de reconnaissance en voiture. Je remarque une longue montée de 5 km qui se termine par une petite portion plus pentue. En voiture cela ne parait pas difficile mais Alain qui regarde derrière, nous assure que cela ne va pas être si facile que cela. Il a l'expérience.

Sur le plateau la route est relativement plate avec quelques tobbogans, puis on revient aprés une longue descente sur une route bien large et roulante avec 2 ronds points faciles à négocier.

Je mange quelques pâtes au saumon puis je prends une boisson d'attente pour nourrir le corps qui alimente le cerveau en période de stress.

Nous préparons tout à l'avance car nous décidons de faire un bel échauffement qui se termine 10 minutes avant la course pour en garder le maximum de bienfait.

Alain nous propose un protocole sur le home trainer qui fait monter le coeur petit à petit. Puis nous faisons quelques sprints. Cela dure avec les périodes de retour au calme 40 minutes.

14h50 on range rapidement le tout , on change les roues arrières et nous "roulotons" sur le parking du supermarché qui sert de base au club organisateur. Le départ est juste à l'entrée du dit parking.

Pendant mon échauffement, j'avais remarqué une jolie femme qui conduisait une voiture Véolia, notre principal sponsor.

Pendant ces 10 minutes, pour faire baisser la tension, je vais lui parler pour montrer notre maillot. Elle me répond que son mari participe , il est d'ailleurs juste à coté sur son rouleau.

Ca y est , départ dans 2 minutes ( les équipes partent de 2 en 2 minutes ) le speaker annonce notre équipe; il évoque le passé glorieux du club, car il nous confond avec le Samara UC club de Philippe Ermenault: champion olympique de poursuite à Atlanta en 1996. Mais cela nous fait plaisir. Nos noms sont cités,  puis un silence s'abbat sur la ligne de départ. Chaque cycliste est sur la ligne. Mon starter me demande de reculer car je dépasse un peu la ligne. Je suis calé sur mon vélo 30 secondes avant le top.

Maintenant je sais gérer ce genre de départ ( la première fois de ma vie cycliste, j'ai manqué de tomber). J'appuie sur la pédale au 1 du starter et non plus 0. Il en résulte que celui qui tient la selle doit me retenir un peu et cela donne un élan dés qu'il lâche.

Le départ est réussi , nous sommes en ligne dés les premiers mètres comme le montre la photo.

Nous partons à vive allure, la bosse au dessus de la voie de chemin de fer fait déjà mal, je prends un relais. Et même si ça fait mal je suis ravi, je participe à l'effort collectif car je suis le plus faible de l'équipe ( Alain D2, Jean François D1 et moi D4 )

Nous entamons donc cette fameuse côte de 5 km. Alain prend la tête et met un rythme qui est trop élevé. Un trou se forme, j'ai beau crié mais j'ai le souffle coupé, il ne ralentit pas. Ouf il se retourne, il ralentit; nous passons de 35 km/h à 33 km/h cela me va mieux.

Mais en essayant de rentrer sans y arriver, j'ai laissé beaucoup d'énergie.La fin de la côte sera un véritable calvaire, je fais de mon mieux, j'ai mal aux jambes car je ne veux pas mettre un trop petit braquet pour ne pas exploser. Que c'est long ; dans la partie finale je finis à l'agonie mais je m'accroche avec l'aide d'Alain et de Jean François qui m'encouragent.

Arrivés en haut, j'essaie de bien récupérer en me mettant à l'abri. Je suis à moins de 5 cm de la roue d'Alain. Roulant régulièrement avec lui, je lui fais une confiance aveugle. Je suis hypnotisé par cette roue; je ne la quitte pas des yeux , je suis complétement isolé du monde. En écrivant ces lignes je ne me souviens plus trop du déroulement de la course à ce moment.

Bref à un moment j'entends "on voit un groupe devant". Néanmoins nous sommes rattrapés par une équipe partie 2 minutes plus tard; c'est la seule équipe qui nous doublera. On va d'ailleurs rester proche en se doublant mutuellement jusque la descente.

Sur le plateau les forces reviennent. Puis c'est la longue descente vers Lillebonne, je mets tout à droite et je pédale de toutes mes forces. Je prends la tête du groupe et je prends un long relais à plus de 68 km/h. J'ai un petit moment d'euphorie qui me fait du bien.

Puis le deuxième tour arrive. La montée de la longue côte est totalement différente de la première fois. Au début nous roulons moins vite et je reste bien caler dans les roues.Dans le village, je remarque que nous avancons 3km/h de plus qu'au premier tour.

Alain m'encourage et donne de bonnes instructions. Me voyant tout donner il me crie qu'il a aussi mal que moi aux jambes. Comment peut il le savoir? Jean François qui souffre aussi crie " C'est la guerre". Je reste totalement silencieux à gérer cet effort intense, toute l'énergie que je possède doit aller dans les jambes. Nous arrivons en haut avec les encouragements du public.

Il reste 15 km de plat et de descente et nous ne voyons pas de groupe derrière nous. Le petit défi que je m'étais mis dans la tête va donc se réaliser; alors que je suis sur qu'une équipe partie dernière nous comptait nous rattrapper. Yeah!

Je prends encore quelques relais dans les virages, dans la traversée de Lintot et dans la descente .Nous sprintons à la fin et c'est trés dur pour moi je laisse un petit trou comme le montre la 2ème photo mais nous franchissons la ligne en 1heure 19 minutes et 57 secondes, soit une moyenne de 38 km/h pour parcourir les 50.65 km du circuit .Nous nous étions fixés 1h21; on a donc dépassé notre objectif initial

Nous avons un classement honorable 13ème exaequo en série départementale sur 22 à 2 secondes du 12ème. 6 équipes se tiennent en 30 secondes. La meilleure équipe FFC2-3 met 1 heure 08 minutes et 54 secondes

De cette expérience je tire 4 principales leçons:

  1. Faire un bon échauffement et comme je me sentais mieux au bout de 10 km , il faut donc le "durcir" pour le national; il sera un peu plus long et plus intensif.
  2. Rester un ton juste en dessous au début 1km/h de moins peut être trés bénéfique pour la suite.
  3. Adopter un braquet plus grand, je gère mieux le mal de jambes que des pulsations cardiaques trop élevées.
  4. Prendre des relais, cela m'a encouragé et m'a donné le sentiment que je participais à l'effort collectif.

Maintenant place à la récupération et à la concentration.

Je conclue "bravo le club organisateur le: VC Lillebonnais"; je reviendrai en 2014.

 

Bien en ligne dés le départ.

Bien en ligne dés le départ.

à l'arrivée , je décroche un peu.

à l'arrivée , je décroche un peu.

Partager cet article

Repost 0
Published by Guy Vasseur
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Guy.Vasseur
  • Guy.Vasseur
  • : Vous allez suivre mon entraînement et mes compétitions cyclistes, course à pied et triathlon
  • Contact