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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 19:21

Ce samedi 1 er septembre, je participe à la course de Saint germain qui est exactement la même que celle organisée le 28 avril 2012.

Nous devons donc effectuer 6 tours sur un circuit vallonné; la ligne d'arrivée se situant en haut d'une côte.

Après un échauffement consistant en 1 tour, nous nous présentons à seulement 31 cyclistes au départ. En fin de saison le nombre diminue régulièrement.

Dés le premier tour Pascal s'échappe pour faire son tour en tête sachant qu'il ne sait pas grimper , il ne va pas aller au bout. Comme le peloton roule vraiment lentement , je me retrouve devant. Même à 28 km/h, Jean Jacques me dit "laisse   Pascal devant faire au moins un tour" C'est assez surprenant d'entendre cela.

Au deuxième tour le même Jean Jacques se retrouve devant en emmenant un cycliste de Valines.

Il va d'ailleurs faire la course devant jusqu'à 200m de l'arrivée.

Mais l'allure est très étrange, par moment nous roulons à 22 km/h. Ça me gave complètement et à cette allure nous ne rattraperons pas l'échappé. Et comme toujours dés que je place une attaque et hop tout le peloton enfin ce qui l'en reste me suit et en particulier celui qui va gagner qui n'aura pris aucun relais.

Mais moi, je voulais gagner et ce n'est pas en roulant à cette allure que nous rattraperons l'échappé. mais si j'avais su la fin je n'aurais pas pris autant la tête. Car j'estime que j'ai tiré le peloton, environ 1/4 de la couirse.

Mais aprés mes efforts , dans la côte j'avais les jambes molles, je n'arrivais plus à suivre le rythme , il fallait que je me défonçais pour rester dans les roues.

Au 5ème tour, le scénario recommence et je me retrouve devant encore une fois aprés avoir constater que les mêmes ratonnaient encore. Mais j'aurai du placer une attaque et y aller seul. Je n'ai pas osé le faire car j'avais peur de monter cette côte avant l'arrivée.

Et bien sur à la fin du dernier tour, je me suis laissé débordé.Nous rattrappons l'échappé et voyant que je gagnerai pas je ne spinte pas , je laisse filer et je finis 11.

Je n'ai vraiment  pas apprécié cette course , en faux rythme, c'est la première fois en course que j'ai les jambes molles sans force. Conclusion de cette histoire, il faut m'entraîner à ratonner : pas facile avec mon caratère.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 19:50

Ce samedi 25 août , j'ai effectué ma course hebdomadaire à Laversines petit village à coté de Beauvais dans l'Oise.

Les conditions de préparation le samedi matin n'ont pas été idéales. En effet j'ai du piétiner pendant 1 heure et demie pour récupérer les livres scolaires de mon fils qui passe en terminale S. Mais c'est la vie de père. de plus j'avais beaucoup donné mardi dernier pour ma troisième place à Feuquières.

Le vent est très fort voir tempétueux sur le plateau picard au bout de l'aéroport de Beauvais.

Le circuit est long de prés de 5 km que nous devons parcourir 11 fois. Je trouve la distance trop courte, je préfère les plus longues distances, car cela démarre moins vite.

L'échauffement sur 2 tours montre que la course va être dure. Un long faux plat d'environ 1km vent 3/4 face sera propice aux bordures. de plus mes jambes ne tournent pas rond comme je l'avais ressenti quelques jours auparavant.

J'ai discuté avec mes co équipiers du club avant la course pour comprendre comment il fallait abordé ce long faux plat. Je leurs dis que je ne suis pas trop en forme et que l'on verra bien comment se déroule la course.

J'ai régulièrement été devant, j'ai même participé au retour du peloton sur une échappée pour le plaisir.

Néanmoins la relance après le faux plat , après le virage avec le vent dans le dos était dure, je devais vraiment m'employer pour éviter de sauter.

Au dernier tour, tout le monde voulait être en tête du peloton avant cette relance. Ce n'était pas facile mais j'ai fait le maximum.

Un cycliste a réussi à sortir à moins d'un km de l'arrivée. Le sprint a été lancé de loin. N'ayant pas trop les jambes je me suis laissé débordé. Je ne participe pas vraiment au sprint je finis 16 sur 55 coureurs.

Je ne suis pas satisfait de cette course, j'ai manqué de punch et de jambes surtout dans le final, je n'arrivais pas comme à Feuquières à remonter le peloton.

Passons donc à la prochaine course qui va se dérouler à Saint Germain sur Bresle. Je rêve que Jacques et moi finissions 1 et 2. Sait on jamais !

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 20:03

Je vais finir par aimer les courses parfaitement plates. Après Chépy , voilà donc mon deuxième podium de la saison.Cette course me procure de bonnes sensations. Déjà en 2011, ma première année de compétition après 27 années d'arrêt, j'avais réussi mon premier top 10 ( 6ème ).Déjà pendant l'échauffement, j'avais ressenti que j'avais de bonnes jambes et que j'avais l'impression de pédaler avec légèreté.J'avais décidé de rouler avec un braquet plus gros que d'habitude pour essayer de faire moins monter le coeur .Donc un petit échauffement sur le circuit me permet de vite retrouver les repères alors qu'il y a un an que je ne m'étais pas rendu dans cette région.Comme le circuit est long ( plus de 10 km ) toutes les catégories s'élancent de 2 minutes en 2 minutes. Nous les catégorie 4, nous devons parcourir 6 tours cela représentera plus de 62 km.

Comme j'aime bien le faire, je vais vous décrire tour par tour, ma course.

Premier tour: Cela démarre plutôt doucement, je reste dans le paquet sans me faire de souci en me disant que vu le nombre de cyclistes ( 52 ) et quelques costauds présents , il faudra être bon et au top. De plus nous sommes 6 du même club. A la première relance, me trouvant plutôt derrière je me dis qu'il  faut remonter pour ne pas être surpris mais l'allure s'accélère, car le peloton est déjà en chasse sur des tentatives d'échappées. A la fin de ce tour je suis dans les premiers que je ne quitterai plus sauf deux ou trois fois. Sur la ligne d'arrivée, je suis déjà devant ( 2 ou 3ème).

Deuxième tour: Ca y est la course est lancée, toutes les tentatives de sortie échouent. Jacques un co équipier du club fait une bonne attaque , je décide de suivre celui qui le prend en chasse. Nous nous retrouvons devant à la fin du 2ème tour. Mais le peloton revient à grande allure. A la fin de ce tour, j'attrape une crampe, je suis quasiment obligé de stopper le pédalage. Je me mets donc à la fin du peloton pour récupérer. Certains ont même cru que j'avais eu un incident technique.Je prie pour que le peloton n'accélère pas trop.

Troisième tour: Je me masse bien le mollet et je décide de suivre un co équipier du club pour ne pas trop prendre le vent. A un moment, nous nous retrouvons même enfermés, mais il n'y aura pas de conséquences. Au milieu de ce tour, ne sentant quasiment plus rien, je me porte déjà au devant. Il y toujours des tentatives dont certains pour emmener à la victoire un collègue cycliste. Un coureur de Sailly Flibeaucourt part devant; je décide de le chercher en me disant que il va me mener jusqu'au bout.

Quatrième tour, j'insiste, je prends des relais, d'autres coureurs nous rejoignent dont 3 co équipiers. Nous décidons de faire des relais appuyés car la cassure a eu lien. Nous sommes une dizaine devant. Je n'hésite pas à me défoncer et les jambes suivent. Nous arrivons à prendre 100m. Mais le peloton réagit et malgré nos efforts revient sur nous. Les relais devant n'étaient pas trés bien répartis.

Cinquième tour: toutes les tentatives avortent, le peloton ne veut que personne ne sorte. Je suis toujours devant.

Sixième et dernier tour: L'allure s'accélère encore, tout le monde sent que cela va finir sur un sprint massif. A mi tour, une importante chute se produit: 4 hommes à terre. Cela ne ralentit pas ceux qui sont devant. A 2 km de l'arrivée, je ne suis plus bien placé, je me suis laissé un peu déborder. Je décide de remonter le peloton, en mettant un pignon plus petit. Je n'hésite pas à prendre le vent. le sprint est lancé de loin. Le dernier virage à 200m de l'arrivée je suis 7 ou 8 , j'enlève encore une dent et je fonce , je passe en frottant certains, je change de trajectoire pour en doubler. Sur la ligne je suis 3 à la hauteur du 2 le premier finit 1 vélo devant. Moi qui n'aime pas les sprints, j'arrive à le faire tout simplement sans me poser de question ni faire de calcul. Le lendemain je fais une petite sortie de récupération active: 36 km en 1h15. Je suis plutôt content, je dois donc faire les courses avec cet état d'esprit.Cela va finir par payer.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 18:44

Ce mercredi 15 août, je participe à une nouvelle course UFOLEP. L'année dernière , j'avais abandonné au deuxième tour. Compte tenu de la différence de forme entre les 2 saisons, je ne pouvais pas faire pire.

C'est une course avec un circuit paraissant facile, mais il reste éprouvant compte tenu des relances après des virages serrés.

Nous sommes 45 et j'ai le dossard 83.

La course compte 13 tours d'environ 4 km.

Je commence par un petit échauffement, et je demande des nouvelles des co équipiers du club avec le retour de Jacques qui n'a pas couru depuis 6 semaines,  Il s'est débrouillé, il a terminé dans le peloton.

La course d'équipe semble se préparer. Je ne suis pas trop en forme, ma sortie d'entrainement du lundi soir reste encore dans mes jambes.

Les premiers tours sont pour moi très durs, surtout le 4 ème  tour où une partie du peloton va sauter.DSC_7482.JPG

C'est au moment où le peloton récupère que l'échappée se forme. Il y a deux membres de mon équipe. Ca y est il faut tout faire pour préserver cette échappée.

Je participe donc au travail de ralentissement du peloton en allant chercher les contre attaques. Je suis  chargé une fois d'aller chercher un coureur, mais j'ai vraiment souffert pour rester dans sa roue. Cela prouvait que je n'étais pas trop en forme et que ce n'était pas mon jour.

Néanmoins au fil des tours , 9 coureurs se trouvent devant; heureusement  3 ont pris le large dont les 2 co équipiers du club: Arnaud et René. Arnaud gagne la course , il le mérite.

Le peloton arrive 1 minute après , je fais le sprint pour me pousser un peu, je passe le premier la ligne je finis donc 10ème : encore un top 10. Je n'étais donc pas trop en méforme et je ne me suis posé aucune question.

Je suis content de cette course. je n'ai pas sauté, j'ai participé, j'ai joué l'esprit d'équipe et j'ai réussi mon sprint.

Mes objectifs de fin de saison approchent; je vais donc axer mes entraînements sur le CLM.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:13

Je participe à mon troisième critérium de la saison. Ce genre de course ne me plaît pas beaucoup, car tout est en relance , c'est en général tout plat et cela finit régulièrement au sprint.

Donc ce dimanche 12 août 2012, je m'aligne au départ. Nous sommes 28 partants à faire 1heure plus 1 tour, soit au total 33 tours de 1.1 km. Cela me donnera du rythme pour les prochaines courses et pour mes objectifs de fin de saison.Je porte le numéro 27.

Comme je l'avais annoncé sur twitter et facebook, dés le départ je fonce. Au premier tour j'arrive à prendre 100m au peloton. Je passe donc la ligne seul en tête au premier tour. Au deuxième tour je lève complètement le pied. Paradoxalement, je trouve le temps assez long pour le retour du peloton.

De nombreuses attaques fusent, mais compte tenu du vent dans ces larges rues et boulevards , elles ne réussissent pas.

Je reste toujours dans les 10 premiers à part quelques tours.

Je ne sais pas quelle attitude avoir ; je suis d'avance perplexe en me disant que cela va finir au sprint. Psychologiquement je suis déjà donc battu.

Le dernier tour ( le 33ème ) se fait nettement plus rapidement . Philippe veut m'emmener au sprint, mais je n'arrive pas à le suivre, je termine 9. Mais pour des raisons un peu obscur je suis classé 10. mais cela ne change rien. Encore une occasion de louper.

Tout le monde me dit que j'ai largement les capacités de gagner mais je n'y arrive pas. Mes chers lecteurs qui avaient déjà gagné des courses, qu'est ce qui me manque? Cela commence à me gaver, le découragement a l'air de m'envahir.

Je suis persuadé que c'est un blocage en rapport avec un manque de confiance en soi!

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 20:04

Ce lundi 6 août, je prends une demi journée pour faire ma première course depuis mes vacances de juillet; soit 1 mois sans faire de compétition; ce fut trés dur. Je manquais de rythme.

Nous étions 6 cyclistes du club sur les 45 participants.

Il y avait Mathieu, Simon, Pierre, Paul, Claude et moi; les noms sont volontairement changés.

Mathieu n'est pas trop en forme, avant de s'arrêter; au deuxième tour , il m'indique de me méfier compte tenu du circuit et du fort vent, ca va casser et de bien rester devant.

La course est dure avec cette côte à fort poucentage et la sortie sur le plateau avec le vent fort de face.

A la fin du 3ème tour de la course qui en compte 6, un cycliste attaque dans la descente assez technique avant la ligne d'arrivée. J'hésite à le suivre sachant qu'il ne veut pas gagner pour ne pas changer de catégorie . Là j'ai fait une grave erreur. Il finira 10 ralentissant au dernier tour.

Au début du quatrième tour, un groupe se forme devant d'une dizaine de coureurs , je suis un peu en chasse patate. je profite de mes qualités de grimpeurs pour revenir dans la côte, mais sur le faux plat en sortie , j'ai du mal à recoler.

Paul arrive à placer une accéleration et me double sans m'attendre, de même il ne veut plus gagner pour ne pas monter de catégorie. Il terminera à une place sans marquer de points.

Avec quelques autres coureurs d'autres clubs , nous essayons de revenir mais Simon ne prend quasiment aucun relais. Les deux derniers tours j'ai quasiment fait tout le travail devant

Pierre et Claude me l'ont d'ailleurs confirmé à l'arrivée.

A 200m de l'arrivée pour la 12 ème place un cycliste place un démarrage alors qu'il n'avait jamais été devant et mes 2 co équipiers du club Pierre et Simon font de même. Succer mes roues pendant des km et attaquer comme cela , je n'ai pas du tout apprécié.

Je finis 15 Pierre et Simon font 13 et 14.

A l'arrivée je leur ai dit ce que je pense: mon coup de gueule.

Où est l'esprit d'équipe? Il n'y a jamais de discussion avant la course à part Mathieu qui est vraiment quelqu'un de sympa et Claude qui a vu toute la scène.

Il n' y a pas non plus de débriefing aprés la course.

Comme je l'ai déjà dit dans un précédent billet, il faudrait que l'on puisse en discuter, mais je me heurte à un mur.

Je dois être trop faible, eux ils gagnent et moi jamais, il faudra que je me fasse à cette idée. Le principal étant de prendre du plaisir à courir, c'est ce qui me motive toujours. 

Je le dis ici , j'aimerai tellement gagner au moins une fois dans ma vie. Je continue donc à m'entrainer comme un fou et j'espère que cela paiera.

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 07:44

Il est temps de faire le bilan du mois de juillet:

Voici les données:

distance parcourue: 1006 km,

dénivelé: 18391 m de D+,

vitesse moyenne : 22.8 km/h,

vitesse maxi: 70,7 km/h.

 

Participation à une course au début juillet , je finis 11 sur 55

Participation à l'étape du tour acte 1 , Albertville La Toussuire je finis 3151 sur prés de 10000

 

Liste des 25  cols effectués:

 

Dans les alpes:

La Madeleine,

Le Glandon,

La Croix de Fer,

Le Mollard,

La montée de La Toussuire,

La Croix Fry,

Le Marais,

L'Epine,

Les Aravis ( 2 fois ), 

La Colombiière,

De Romme.

 

En ardèche:

De la Serre,

Rocher de Sampzon ( 3 fois ),

De l'Arénier,

Du Sarrasset,

De l'Escrinet,

De la Fayolle,

De Genestelle,

De la Croix de Bauzon,

De la Bez,

Du Pendu,

De Meyrand,

Du Suchet.

 

Soit 23 cols , mon record de 19 cols en 2011 est donc battu avec de nombreux nouveaux et prestigieux cols que j'ai monté pour la première fois. Je citerai La Madeleine et La Croix de Fer.

 

Mes paramètres de forme sont:

 

Poids 62.2 kg en baisse de 2.3 kg,

Fc repos 54 bpm:  -2,

Tension; 10-6 mm de Hg en baisse aussi.

 

Maintenant place aux nouveaux objectifs et reprise des courses dés le lundi 6 août.

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:39

Pour prolonger mon article précédent, sur cette étape de légende, je conclurai par encore quelques chiffres.

Nombre d'inscrits: prés de 10000

Nombre de cyclistes classés : 4622

Mon classement au temps réel :3151

Mon dossard 5304 qui correspond selon ASO à un niveau de valeur , en fonction des critères de ses performances déclarées lors de l'inscription

Mon pari de remonter au classement la moitié de mon numéro de dossard a été presque atteint. Ah si je n'avais pas craqué dans le col du Mollard.

En effet , je m'étais fixé un objectif supplémentaire à celui banal et repris en coeur par de nombreux cyclistes, de la finir.

J'ai eu raison, il fallait avoir un peu d'ambition. J'ai eu la force de caractère de tenir .

Je vais prendre maintenant 3 semaines de vacances en Ardèche et en Haute Savoie, à partir du 14 juillet. J'emmène bien sur mon vélo, pour faire de longues balades en montagne.

Ce blog sera  donc aussi en vacances, il reprendra en août avec la reprise de mes compétitions cyclistes.

Un nouveau calendrier sera donc publié; il tiendra compte de mes nouveaux objectifs de fin de saison qui sont:

Championnat de France cycliste des élus le 15 septembre à Lillers dans le Pas de Calais. Course en ligne et Contre la montre individuel.

Championnat de France Ufolep  le 29 septembre à Saint Vulbas  dans l'Ain. Contre la montre individuel.

Bonnes vacances à tous mes lecteurs fidèles, profitez bien de vos vacances à vélo bien sûr. Ceux qui me suivent sur twitter pourront toujours correspondre, je serai toujours là pour répondre.

Et je signerai ce billet non pas par Guy mais Papatwittcyclos. Celui qui a inventé ce mot se reconnaitra.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:50

Mon objectif de l'année 2012 est enfin arrivé. je vais vous décrire , non pas ma course ou plutôt ma cyclosportive, mais mon ressenti, mes joies, mes peines, mes souffrances, le sang , la sueur, les pleurs...

Mais avant je vais tout simplement vous donner quelques chiffres pour vous montrer le coté dantesque de cette étape de légende.

Distance 152 km. Elle peut paraître courte, mais il n'y a quasiment pas de plat: 72 km de montée, 30 km de plat et donc 50 km de descente.

Temps réel pour parcourir cette étape : 10h18

Temps passé sur la selle: 9h38

Temps  passé à monter les cols 7h17

Temps des 8 poses pour ravitaillement solide et liquide et besoins: 30 minutes

Dénivelé fait: 4795m

Quantité de liquide absorbé: 7 litres soit 14 bidons environ.

Ces quelques données me donnent le tournis.

Vendredi 7 juillet, Antoine vient me chercher à la maison , pour nous rendre à La Clusaz qui sera notre lieu de vie pendant ces 3 jours.

Après un parcours plutôt paisible, nous arrivons à la montagne vers 17h30, il pleut un peu. Pendant tout le parcours je découvre Antoine, il est doux, posé d'une gentillesse extrême , J'aime à discuter avec lui. Il a une connaissance du cyclisme importante. De plus on sent une force intérieure en lui qui permet d'aborder ce genre d'épreuve avec sérénité. Il me rassure régulièrement.

Samedi matin, nous vérifions notre matériel, nos tenues. WP_001079.jpgJe demande conseil à Antoine, sur la façon de s'habiller. En effet le temps s'est nettement amélioré, il fait soleil et chaud.

Après un déjeuner , nous nous rendons à Albertville, pour récupérer notre dossard et attendre Rémi qui doit venir dormir avec nous à La Clusaz.

Venant de Marseille, il arrive vers 16h30, en attendant Antoine rencontre le journaliste de Vélomag. je n'en dis pas plus; cela sera la surprise.

Nous devons remplir la fiche sanitaire avec les personnes à prévenir en cas de souci. Je ne me sens pas très bien, même Antoine voit que je pâlis, il me rassure toujours.

Nous retournons donc à la Clusaz et avant de manger, nous montons tranquillement le col des Aravis, pour nous détendre et décompresser . C'est une bonne idée en fait. Et voilà 3 twittcyclos ensemble c'est magique. Rémi est trés jovial. Le courant passe tout de suite. Il ne manque pas de charme et je le sens trés motivé. WP_001087.jpg

Dimanche matin, nous nous levons à 4h50, je n'ai quasiment pas dormi de la nuit, j'ai fait le parcours que j'ai appris par coeur: distance, dénivelé, noms des villages traversés.

Nous arrivons à 6h15 sur place, je suis hyper stressé, je dois aller encore aux toilettes et tout est fermé à cette heure. Je m'éloigne le long d'une haie, mais je ne suis pas le seul.

Il pleut, mais la météo annonce une amélioration dans la matinée: heureusement, il va même faire chaud dans la journée. 

Nous nous rendons au départ chacun dans son sas: Antoine le 1 Rémi le 3 et moi le 5: j'ai le dossard 5304. Je fais une seule photo avec mon portable de toute la journée la voici.WP_001089.jpg 

Le premier sas s'élance à 7h05, je suis complètement paniqué, je suis seul , je ne connais personne autour de moi. Mais je me dis que je ne vais pas abandonner à 15 minutes du départ.

Les sas s'ouvrent un à un. enfin le sas 5, on égrène le compte à rebours, mon coeur bat à 130 bpm. C'est parti pour un grand tour.

Les premiers kilomètres sont quand même surprenant, des bidons déjà à terre . Comment vont ils faire l'étape sans bidon ? Et puis je me dis que ce n'est pas mon souci.

Au bout de quelques km, un cycliste de Crèvecoeur me double, on se salue et cela me rassure. Je prends donc la décision de le suivre et nous remontons de nombreux cyclistes.

Au bout de 20 km, nous abordons les premières pentes du col de la Madeleine. Malgré la présence de milliers de cyclistes, je monte à mon rythme, je ne calque pas mon allure sur d'autres concurrents, je suis doublé, je double; certains plusieurs fois. En fin de compte je suis seul, je ne parle quasiment pas, je fais des signes aux spectateurs qui nous encouragent.

Je saute le premier ravitaillement, arrivé en haut je m'arrête au ravitaillement liquide pour surtout faire un petit "pipi" et je fais la même erreur que de nombreux cyclistes, j'oublie de franchir la ligne électronique pour mesurer mon temps de montée. Je repars après 5 minutes d'arrêt et j'effectue une belle descente. Je double de nombreux cyclistes et je suis trés peu doublé. Je suis alors trés content. Mon stage de mai avec le club m'a servi.

Arrivé en bas le soleil brille nettement plus et la chaleur commence à venir. Je fais donc le ravitaillement liquide et solide. je ne traîne pas , j'ai hâte de faire le col du Glandon.

Sur les 10 km de plat, je chope un groupe et je suce les roues, nous avançons à bonne allure.

Le début du col du Glandon est déjà plus difficile, je suis plus souvent doublé que je ne double. Je maintiens un rythme constant, jusqu' à Saint Colomban où je fais un ravitaillement liquide.

La suite devient inimaginable. la fin du col du Glandon est dure, la pente s'accentue 9, 10 , 11, 12 % . C'est infernal, le vent monte et lorsque nous l'avons de face c'est inhumain. Les cyclistes mettent pied à terre , je zigzague sur la route pour atténuer la pente, j'ai encore l'esprit clair. J'ai mal partout, aux jambes, aux bras à force de tirer le guidon. je vois des cyclistes vomir, s'étaler sur le bas coté, s'arrêter même sur des parties pentues où ils ne pourront pas repartir. Je reste dans ma bulle, je n'arrête pas de me dire "tiens encore un lacet Guy" Soit plus fort" Je ne lâche rien. Les 3 derniers km sont hallucinants. Une file quasi continue de cyclistes à pied se forme. Le vent est quasi tempétueux. c'est là que tout se joue.

Je commence à gamberger , je mets 30 minutes pour les faire . C'est une éternité. Je dois vaincre ce col, il ne me battra pas . J'y laisse une énergie folle mais je réussis à le vaincre au prix d'une souffrance extrême. Les 3 derniers km de la montée vers la Croix de Fer sont plus faciles et j'ai le vent dans le dos

J'ai l'esprit encore suffisamment clair pour vérifier que je passe la ligne électronique avant le ravitaillement.

Mais je n'arrive plus à avaler des aliments sucrés, je me jette sur les TUC et je remplis la poche centrale de mon coupe vent.

C'est la descente , je la fais prudemment. Je me détends plutôt dans la deuxième partie , je retrouve quelques sensations que j'avais eu dans la descente de la Madeleine.

Arrivé à la bifurcation vers le col du Mollard, je m'arrête pour enlever mon coupe vent et je mange le reste des TUC, je n'arrive plus à manger sucré. J'en ai la nausée. Je bois encore beaucoup et je repars.

Et la patatra , je craque . Bien que le col ne soit pas trop long et trop pentu, je suis anéanti. J'avance au ralenti. La chaleur est présente prés de 32 °C. J'attrape mal au pied gauche , il me brûle . A chaque coup de pédale, j'ai l'impression que l'on enfonce un clou au marteau dans la plante, c'est horrible.

Je souffre de partout, mon dos me fait mal, j'ai des échauffements mal placés pour un cycliste, mon bras gauche est douloureux. Je continue sans m'arrêter en me disant "Guy tu es foutu", tu n'arriveras jamais au but". De plus je sais que la descente est technique. Que va t'il se passer?

Je monte comme un robot sans regarder au loin. je suis dans un état d'hypnose. Mais je ne lâche pas . Avoir fait tant de parcours et abandonner ! Il n'en est pas question. Je suis le plus fort. Mais je suis doublé par de trés nombreux cyclistes.

Un petit arrêt au ravitaillement liquide et je repars. La lucidité revient, je descends plutôt bien , je mouline bien , j'arrive même à relancer à la sortie des virages alors que d'autres se laissent mener par la pente.

Le dernier ravitaillement à Saint Jean est vite passé, je complète les bidons , je mange encore des TUC et des pommes mais plus de sucre.

Il reste 18 km il est déjà 15h30. Encore 2 heures de souffrance. la température monte encore sur cette longue ligne droite à 9 % sur 4 km en plein soleil. Il fait 36°C. Je bois, je transpire tellement que j'ai l'impression qu'il pleut . Mes yeux sont brulés par la transpiration, je ne m'essuie plus car mes mains , mes gants et mes manchettes retroussées sont trempés. Ca ne me fait plus rien. Mon pied gauche celui qui est comme par hasard du coté du soleil chauffe et me fait très mal. Chaque mouvement me fait souffrir. Je passe au dessus de cette souffrance, je suis encore comme hypnotisé.

Je m'arrête encore dont une pause très courte devant une mairie je suppose celle de Villarembert. Mais je ne sais plus.

Je passe devant Le Corbier, quelqu'un me crie qu'il reste 500m puis un replat et une pente douce jusqu'au bout.

J'aperçois la flamme rouge , je rentre dans La Toussuire. Les derniers 500m n'existent plus , je passe la ligne et en m'engageant dans le couloir pour recevoir mon ticket repas et ma médaille, je m'effondre et éclate en sanglots . Je pleure de souffrance et de joie mélangées . Cela dure bien 1/2h , j'ai la force de faire mon premier tweet annonçant que je suis arrivé et que j'ai pleuré de souffrance et de joie.

J'ai réussi , je suis très fier.

Je ferai la conclusion de cet article un peu plus tard.

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:19

Samedi 30 juin, je participe à ma première course , il s'agit d'un petit circuit de 3.2 km à parcourir 17 fois dans le village de Languevoisin prés de Nesle dans l'est du département de la Somme.

Le circuit ne me plaît pas du tout, il y a bien une côte, mais elle n'est pas assez longue et arrivés en haut, nous nous prenons le vent en pleine face.

Nous sommes une quarantaine de cyclistes. dés le départ, deux cyclistes s'échappent que nous ne reverrons plus. C'est assez étrange.

La course est divisé en deux parties. la première partie est nerveuse et plutôt rapide.

Au 3 ème et 4 ème tour, j'attaque dans la côte pour essayer de former une échappée. Cela ne fonctionne pas; le peloton revient sur moi. Lors de ma deuxième attaque, je suis contré en haut de la côte par 5 coureurs; je n'arrive pas à prendre leurs roues. J'étais à bout de souffle, je me sentais fatigué. Dommage cela sera la bonne échappée pour le reste de la course; mais ils n'arriveront pas à rattraper les 2 fuyards du début.

Je me laisse alors porter par le peloton, en me disant que c'est mort, et le but est de terminer sans sauter ni bâcher.

Mais au dernier tour, il me prend une folie de lancer le sprint de très loin; environ 700m. Je fonce le plus vite possible sans me poser de questions. A 100m de l'arrivée , je suis dépassé par le peloton ( nous avions le vent dans le dos) , un débordement total , je finis bon dernier du peloton.

Lundi 2 juillet , c'est la deuxième course à Oisemont dans l'ouest du département cette fois ci. Le circuit est de 10 km et il y a beaucoup de vent. L'organisateur réduit à 4 le nombre de tour; je trouve cela dommage de faire si peu de km. Nous sommes 55 cyclistes de bon niveau. cette course est prisée dans la Somme

Je vais donc vous décrire tour par tour ma course.

Premier tour.

Après un départ neutralisé, la voiture ouvreuse nous lâche au bout d' 1 km de circuit. Je me place en milieu de peloton qui avance lentement, tout le monde attend la longue côte et surtout la relance "vent dans le dos " pour revenir vers Oisemont.

La bosse est montée très facilement, je suis même gêné par les cyclistes qui n'ont pas la même facilité que moi à monter.

Arrivés en haut, comme tout le long de la côte, le vent de face n'est pas très propice à des échappées. Le retour vers Oisemont se fait à vive allure: je reste dans le paquet.

Deuxième tour:

La vitesse s'accélère, je suis enfin devant, mais je ne prends pas la tête. En côte c'est encore la même chose , car les cyclistes qui ont des difficultés n'hésitent pas à passer devant pour ne pas être trop lâchés dans la côte. Mais la relance est beaucoup plus forte qu'au premier tour , une quinzaine de cyclistes sautent déjà.

Troisième tour..

Je suis dans les premiers cette fois ci, pour éviter les mêmes inconvénients dans la côte mais encore une fois il y a un regroupement en bas, je n'hésite pas à prendre le vent pour remonter le peloton.

Dans la partie vent dans le dos , je tente de m'échapper, avec l'aide de mes co-équipiers du club.Je prends la tête et j'essaie de m'échapper. Je dépasse la vitesse de 68 km/h. Mais il m'arrive une chose que je n'ai encore jamais eu: j'ai un énorme mal au ventre. Je ne sais plus quoi faire, je n'arrive plus à suivre le rythme. Le peloton, voyant 3 membres du même club devant nous rattrape trop vite. Cette tentative est donc rapidement avortée.

Quatrième tour.

Dés le debut de la côte, un cycliste reconnu comme bon grimpeur attaque, je vais le chercher en emmenant un troisième cycliste. Arrivés en haut, nous avons fait le trou d'environ 50m. Mais hélas sur la partie en faux plat contre le vent, le peloton revient sur nous. Entre temps, je n'avais aucune force pour prendre le relais, mon mal de ventre revenant.

Le reste du parcours se fait assez rapidement, et  hélas tout va se terminer par un sprint massif.

Je ne suis pas trop bien placé , mais comme l'arrivée est en côte, je depasse de nombreux cyclistes et je finis 11ème.

Je suis assez content de ma course, malgré ma fatigue qui commence à se faire bien sentir.

Et maintenant repos jusqu'au 8 juillet 2012 pour bien récupérer.

Ca y est mon objectif du premier semestre 2012 est en vue , je suis confiant mais un peu inquiet. Je n'ai jamais réalisé ce genre de cyclosportive.

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Published by Guy Vasseur - dans Compétition
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