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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:50

Mon objectif de l'année 2012 est enfin arrivé. je vais vous décrire , non pas ma course ou plutôt ma cyclosportive, mais mon ressenti, mes joies, mes peines, mes souffrances, le sang , la sueur, les pleurs...

Mais avant je vais tout simplement vous donner quelques chiffres pour vous montrer le coté dantesque de cette étape de légende.

Distance 152 km. Elle peut paraître courte, mais il n'y a quasiment pas de plat: 72 km de montée, 30 km de plat et donc 50 km de descente.

Temps réel pour parcourir cette étape : 10h18

Temps passé sur la selle: 9h38

Temps  passé à monter les cols 7h17

Temps des 8 poses pour ravitaillement solide et liquide et besoins: 30 minutes

Dénivelé fait: 4795m

Quantité de liquide absorbé: 7 litres soit 14 bidons environ.

Ces quelques données me donnent le tournis.

Vendredi 7 juillet, Antoine vient me chercher à la maison , pour nous rendre à La Clusaz qui sera notre lieu de vie pendant ces 3 jours.

Après un parcours plutôt paisible, nous arrivons à la montagne vers 17h30, il pleut un peu. Pendant tout le parcours je découvre Antoine, il est doux, posé d'une gentillesse extrême , J'aime à discuter avec lui. Il a une connaissance du cyclisme importante. De plus on sent une force intérieure en lui qui permet d'aborder ce genre d'épreuve avec sérénité. Il me rassure régulièrement.

Samedi matin, nous vérifions notre matériel, nos tenues. WP_001079.jpgJe demande conseil à Antoine, sur la façon de s'habiller. En effet le temps s'est nettement amélioré, il fait soleil et chaud.

Après un déjeuner , nous nous rendons à Albertville, pour récupérer notre dossard et attendre Rémi qui doit venir dormir avec nous à La Clusaz.

Venant de Marseille, il arrive vers 16h30, en attendant Antoine rencontre le journaliste de Vélomag. je n'en dis pas plus; cela sera la surprise.

Nous devons remplir la fiche sanitaire avec les personnes à prévenir en cas de souci. Je ne me sens pas très bien, même Antoine voit que je pâlis, il me rassure toujours.

Nous retournons donc à la Clusaz et avant de manger, nous montons tranquillement le col des Aravis, pour nous détendre et décompresser . C'est une bonne idée en fait. Et voilà 3 twittcyclos ensemble c'est magique. Rémi est trés jovial. Le courant passe tout de suite. Il ne manque pas de charme et je le sens trés motivé. WP_001087.jpg

Dimanche matin, nous nous levons à 4h50, je n'ai quasiment pas dormi de la nuit, j'ai fait le parcours que j'ai appris par coeur: distance, dénivelé, noms des villages traversés.

Nous arrivons à 6h15 sur place, je suis hyper stressé, je dois aller encore aux toilettes et tout est fermé à cette heure. Je m'éloigne le long d'une haie, mais je ne suis pas le seul.

Il pleut, mais la météo annonce une amélioration dans la matinée: heureusement, il va même faire chaud dans la journée. 

Nous nous rendons au départ chacun dans son sas: Antoine le 1 Rémi le 3 et moi le 5: j'ai le dossard 5304. Je fais une seule photo avec mon portable de toute la journée la voici.WP_001089.jpg 

Le premier sas s'élance à 7h05, je suis complètement paniqué, je suis seul , je ne connais personne autour de moi. Mais je me dis que je ne vais pas abandonner à 15 minutes du départ.

Les sas s'ouvrent un à un. enfin le sas 5, on égrène le compte à rebours, mon coeur bat à 130 bpm. C'est parti pour un grand tour.

Les premiers kilomètres sont quand même surprenant, des bidons déjà à terre . Comment vont ils faire l'étape sans bidon ? Et puis je me dis que ce n'est pas mon souci.

Au bout de quelques km, un cycliste de Crèvecoeur me double, on se salue et cela me rassure. Je prends donc la décision de le suivre et nous remontons de nombreux cyclistes.

Au bout de 20 km, nous abordons les premières pentes du col de la Madeleine. Malgré la présence de milliers de cyclistes, je monte à mon rythme, je ne calque pas mon allure sur d'autres concurrents, je suis doublé, je double; certains plusieurs fois. En fin de compte je suis seul, je ne parle quasiment pas, je fais des signes aux spectateurs qui nous encouragent.

Je saute le premier ravitaillement, arrivé en haut je m'arrête au ravitaillement liquide pour surtout faire un petit "pipi" et je fais la même erreur que de nombreux cyclistes, j'oublie de franchir la ligne électronique pour mesurer mon temps de montée. Je repars après 5 minutes d'arrêt et j'effectue une belle descente. Je double de nombreux cyclistes et je suis trés peu doublé. Je suis alors trés content. Mon stage de mai avec le club m'a servi.

Arrivé en bas le soleil brille nettement plus et la chaleur commence à venir. Je fais donc le ravitaillement liquide et solide. je ne traîne pas , j'ai hâte de faire le col du Glandon.

Sur les 10 km de plat, je chope un groupe et je suce les roues, nous avançons à bonne allure.

Le début du col du Glandon est déjà plus difficile, je suis plus souvent doublé que je ne double. Je maintiens un rythme constant, jusqu' à Saint Colomban où je fais un ravitaillement liquide.

La suite devient inimaginable. la fin du col du Glandon est dure, la pente s'accentue 9, 10 , 11, 12 % . C'est infernal, le vent monte et lorsque nous l'avons de face c'est inhumain. Les cyclistes mettent pied à terre , je zigzague sur la route pour atténuer la pente, j'ai encore l'esprit clair. J'ai mal partout, aux jambes, aux bras à force de tirer le guidon. je vois des cyclistes vomir, s'étaler sur le bas coté, s'arrêter même sur des parties pentues où ils ne pourront pas repartir. Je reste dans ma bulle, je n'arrête pas de me dire "tiens encore un lacet Guy" Soit plus fort" Je ne lâche rien. Les 3 derniers km sont hallucinants. Une file quasi continue de cyclistes à pied se forme. Le vent est quasi tempétueux. c'est là que tout se joue.

Je commence à gamberger , je mets 30 minutes pour les faire . C'est une éternité. Je dois vaincre ce col, il ne me battra pas . J'y laisse une énergie folle mais je réussis à le vaincre au prix d'une souffrance extrême. Les 3 derniers km de la montée vers la Croix de Fer sont plus faciles et j'ai le vent dans le dos

J'ai l'esprit encore suffisamment clair pour vérifier que je passe la ligne électronique avant le ravitaillement.

Mais je n'arrive plus à avaler des aliments sucrés, je me jette sur les TUC et je remplis la poche centrale de mon coupe vent.

C'est la descente , je la fais prudemment. Je me détends plutôt dans la deuxième partie , je retrouve quelques sensations que j'avais eu dans la descente de la Madeleine.

Arrivé à la bifurcation vers le col du Mollard, je m'arrête pour enlever mon coupe vent et je mange le reste des TUC, je n'arrive plus à manger sucré. J'en ai la nausée. Je bois encore beaucoup et je repars.

Et la patatra , je craque . Bien que le col ne soit pas trop long et trop pentu, je suis anéanti. J'avance au ralenti. La chaleur est présente prés de 32 °C. J'attrape mal au pied gauche , il me brûle . A chaque coup de pédale, j'ai l'impression que l'on enfonce un clou au marteau dans la plante, c'est horrible.

Je souffre de partout, mon dos me fait mal, j'ai des échauffements mal placés pour un cycliste, mon bras gauche est douloureux. Je continue sans m'arrêter en me disant "Guy tu es foutu", tu n'arriveras jamais au but". De plus je sais que la descente est technique. Que va t'il se passer?

Je monte comme un robot sans regarder au loin. je suis dans un état d'hypnose. Mais je ne lâche pas . Avoir fait tant de parcours et abandonner ! Il n'en est pas question. Je suis le plus fort. Mais je suis doublé par de trés nombreux cyclistes.

Un petit arrêt au ravitaillement liquide et je repars. La lucidité revient, je descends plutôt bien , je mouline bien , j'arrive même à relancer à la sortie des virages alors que d'autres se laissent mener par la pente.

Le dernier ravitaillement à Saint Jean est vite passé, je complète les bidons , je mange encore des TUC et des pommes mais plus de sucre.

Il reste 18 km il est déjà 15h30. Encore 2 heures de souffrance. la température monte encore sur cette longue ligne droite à 9 % sur 4 km en plein soleil. Il fait 36°C. Je bois, je transpire tellement que j'ai l'impression qu'il pleut . Mes yeux sont brulés par la transpiration, je ne m'essuie plus car mes mains , mes gants et mes manchettes retroussées sont trempés. Ca ne me fait plus rien. Mon pied gauche celui qui est comme par hasard du coté du soleil chauffe et me fait très mal. Chaque mouvement me fait souffrir. Je passe au dessus de cette souffrance, je suis encore comme hypnotisé.

Je m'arrête encore dont une pause très courte devant une mairie je suppose celle de Villarembert. Mais je ne sais plus.

Je passe devant Le Corbier, quelqu'un me crie qu'il reste 500m puis un replat et une pente douce jusqu'au bout.

J'aperçois la flamme rouge , je rentre dans La Toussuire. Les derniers 500m n'existent plus , je passe la ligne et en m'engageant dans le couloir pour recevoir mon ticket repas et ma médaille, je m'effondre et éclate en sanglots . Je pleure de souffrance et de joie mélangées . Cela dure bien 1/2h , j'ai la force de faire mon premier tweet annonçant que je suis arrivé et que j'ai pleuré de souffrance et de joie.

J'ai réussi , je suis très fier.

Je ferai la conclusion de cet article un peu plus tard.

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:19

Samedi 30 juin, je participe à ma première course , il s'agit d'un petit circuit de 3.2 km à parcourir 17 fois dans le village de Languevoisin prés de Nesle dans l'est du département de la Somme.

Le circuit ne me plaît pas du tout, il y a bien une côte, mais elle n'est pas assez longue et arrivés en haut, nous nous prenons le vent en pleine face.

Nous sommes une quarantaine de cyclistes. dés le départ, deux cyclistes s'échappent que nous ne reverrons plus. C'est assez étrange.

La course est divisé en deux parties. la première partie est nerveuse et plutôt rapide.

Au 3 ème et 4 ème tour, j'attaque dans la côte pour essayer de former une échappée. Cela ne fonctionne pas; le peloton revient sur moi. Lors de ma deuxième attaque, je suis contré en haut de la côte par 5 coureurs; je n'arrive pas à prendre leurs roues. J'étais à bout de souffle, je me sentais fatigué. Dommage cela sera la bonne échappée pour le reste de la course; mais ils n'arriveront pas à rattraper les 2 fuyards du début.

Je me laisse alors porter par le peloton, en me disant que c'est mort, et le but est de terminer sans sauter ni bâcher.

Mais au dernier tour, il me prend une folie de lancer le sprint de très loin; environ 700m. Je fonce le plus vite possible sans me poser de questions. A 100m de l'arrivée , je suis dépassé par le peloton ( nous avions le vent dans le dos) , un débordement total , je finis bon dernier du peloton.

Lundi 2 juillet , c'est la deuxième course à Oisemont dans l'ouest du département cette fois ci. Le circuit est de 10 km et il y a beaucoup de vent. L'organisateur réduit à 4 le nombre de tour; je trouve cela dommage de faire si peu de km. Nous sommes 55 cyclistes de bon niveau. cette course est prisée dans la Somme

Je vais donc vous décrire tour par tour ma course.

Premier tour.

Après un départ neutralisé, la voiture ouvreuse nous lâche au bout d' 1 km de circuit. Je me place en milieu de peloton qui avance lentement, tout le monde attend la longue côte et surtout la relance "vent dans le dos " pour revenir vers Oisemont.

La bosse est montée très facilement, je suis même gêné par les cyclistes qui n'ont pas la même facilité que moi à monter.

Arrivés en haut, comme tout le long de la côte, le vent de face n'est pas très propice à des échappées. Le retour vers Oisemont se fait à vive allure: je reste dans le paquet.

Deuxième tour:

La vitesse s'accélère, je suis enfin devant, mais je ne prends pas la tête. En côte c'est encore la même chose , car les cyclistes qui ont des difficultés n'hésitent pas à passer devant pour ne pas être trop lâchés dans la côte. Mais la relance est beaucoup plus forte qu'au premier tour , une quinzaine de cyclistes sautent déjà.

Troisième tour..

Je suis dans les premiers cette fois ci, pour éviter les mêmes inconvénients dans la côte mais encore une fois il y a un regroupement en bas, je n'hésite pas à prendre le vent pour remonter le peloton.

Dans la partie vent dans le dos , je tente de m'échapper, avec l'aide de mes co-équipiers du club.Je prends la tête et j'essaie de m'échapper. Je dépasse la vitesse de 68 km/h. Mais il m'arrive une chose que je n'ai encore jamais eu: j'ai un énorme mal au ventre. Je ne sais plus quoi faire, je n'arrive plus à suivre le rythme. Le peloton, voyant 3 membres du même club devant nous rattrape trop vite. Cette tentative est donc rapidement avortée.

Quatrième tour.

Dés le debut de la côte, un cycliste reconnu comme bon grimpeur attaque, je vais le chercher en emmenant un troisième cycliste. Arrivés en haut, nous avons fait le trou d'environ 50m. Mais hélas sur la partie en faux plat contre le vent, le peloton revient sur nous. Entre temps, je n'avais aucune force pour prendre le relais, mon mal de ventre revenant.

Le reste du parcours se fait assez rapidement, et  hélas tout va se terminer par un sprint massif.

Je ne suis pas trop bien placé , mais comme l'arrivée est en côte, je depasse de nombreux cyclistes et je finis 11ème.

Je suis assez content de ma course, malgré ma fatigue qui commence à se faire bien sentir.

Et maintenant repos jusqu'au 8 juillet 2012 pour bien récupérer.

Ca y est mon objectif du premier semestre 2012 est en vue , je suis confiant mais un peu inquiet. Je n'ai jamais réalisé ce genre de cyclosportive.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 18:02

C'est avec beaucoup de retard que je publie enfin mon article sur ma participation à ma première course par étapes de toute ma jeune vie cycliste. Le mois de Juin est un mois trés chargé concernant le travail.

Cette course est constituée de 3 étapes.

Samedi 23 juin après midi, je participe donc à la première étape sur un circuit assez vallonné avec 2 petites côtes que nous devons parcourir 4 fois soit 50 km. le vent souffle très fort d'autant que nous qu'à quelques encablures de Fécamp.

Les deux premiers tours se déroulent plutôt bien, je suis aux avant postes, je suis bien entouré des clubs locaux , je suis le seul amiènois. Au troisième tour, je suis un peu à l'arrière et c'est à ce moment que se développe une échappée avec un membre de chaque club local. Je suis donc piégé, les 3 échappés ont quasiment 1 minute d'avance au passage de la cloche.

De rage , je tape sur mon guidon , et je me dis que c'est déjà plié pour une course par étape. Je prends la tête du peloton et je fonce, à plusieurs reprises je demande à d'autres cyclistes de prendre le relais; ils me répondent toujours qu'ils ont un échappé devant. Dommage car ils n'auront plus que 25'' à l'arrivée, ce qui prouve que j'avais bien roulé.

Au sprint du peloton, je suis tellement énervé que j'y participe en n'hésitant pas de jouer des coudes et je finis 2 soit 5 de la course. Au classement général je suis donc 5ème.

Dimanche matin , je suis de retour après être retourné sur Amiens pour me reposer. le temps est catastrophique, il pleut et fait du vent: un vrai temps normand. C'est la deuxième étape.

La course est très étrange , elle démarre à toute vitesse, je manque de sauter dés le premier tour. Puis le rythme est très chaotique , c'est très dur à gérer.

Au bout de 3 tours, d'un circuit plat que l'on doit parcourir 5 fois soit encore 50 km, le rythme s'accélère malgré le vent de folie et la pluie qui redouble.

A 1 km de l'arrivée , une faute d'inattention me place derrière un coureur qui saute, je saute , je perds 2'' sur le premier paquet, je suis 12ème de l'étape et je rétrograde à la 10ème place au général.

Dimanche après midi, toujours sous la pluie et le vent fort, je participe à la dernière étape; un CLM de 9 km environ. Compte tenu des conditions climatiques , beaucoup de cyclistes abandonnent, nous nous retrouvons que 17 cyclistes à faire le chrono.

Je ne fais qu'une reconnaissance en voiture, et un peu de home trainer 1/2 h avant. Ce n'est pas facile sous la pluie de plus tout est trempé, même si j'avais pris plusieurs tenues sauf les chaussures.

Je donne tout ce qui me reste, j'ai les jambes dures , mais je m'applique en ne prenant aucun risque car la route est glissante. Je termine 6ème et je remonte à la 8ème place au général.

J'ai assez mal géré cette course par étape,, mais pouvais je faire autrement?  J'étais seul du club, les contraintes matérielles dues au temps n'étaient pas évidentes et ont du peser sur mes performances.

Mais pour une première , j'ai acquis beaucoup d'expérience qui me seront utiles plus tard.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 14:53

Ce samedi 16 juin, je participe à la 15ème course de la saison 2012.

Il s'agit d'une course à Chépy, petit village très charmant prés de Feuquière en Vimeu.

J'ai passé une mauvaise nuit, ayant eu des névralgies dentaires. Je suis obligé de me lever à plusieurs reprises pour prendre un anti douleur.

Je mange de bonne heure car la course démarre à 14h.

Comme il y a une autre course dans l'est de la Somme, je suis seul dans la voiture à m'y rendre, nous serons d'ailleurs que deux cyclistes de l'USCA.

Pour compléter le tout, je suis un peu barbouillé, heureusement les dossards sont remis dans le café du village. Je me rends aux toilettes 5 fois avant le départ.

L'échauffement est très rapide , je fais peu de km. Le circuit de plus de 8 km est très exposé au vent , nous sommes proches de la mer. Contrairement aux propos que j'avais récoltés, il est peu vallonné, quasiment plat . Toutes les conditions sont réunies pour ne pas faire une bonne performance.

Nous sommes 37 cyclistes et j'ai le dossard 27.

Comprenant 7 tours je vais vous décrire la course succinctement.

Au premier tour, j'ai une attitude attentiste, je suis au milieu du peloton. La seule difficulté est la succession d'une montée de 200m puis d'une longue portion de route avec le vent de travers propice aux bordures.

Au deuxième tour, suite à une attaque d'un coureur, je décide de produire un effort pour essayer de m'échapper sans grande conviction. En effet vu le vent , cela parait impossible de faire la course seul devant.

Les troisième et quatrième tour confirment cet impression, il va être vraiment difficile de s'échapper , toutes les tentatives avortent. Le peloton revient toujours. Nous avons toute de même perdu une dizaine de cyclistes.

Au cinquième tour, deux coureurs s'échappent, j'ai un sentiment qu'elle risque d'être la bonne. Je sors accompagné de 2 autres cyclistes qui restent dans ma roue. Ayant rattrapé le premier échappé qui avait déjà lâché prise puis celui devant, je mène un relais appuyé d'environ 2 à 3 minutes. Voyant que je menais seul, je comprends vite qu'il faut se relever ; dommage.

Il faut récupérer , le sixième tour y sera consacré. Je ne prends aucun relais et je repère bien où il faut passer pour l'emballage final.

Le septième et dernier tour, est assez explosif, après la petite bosse, le premier cycliste qui part devant que je connais reste volontairement à gauche. Il se forme une file indienne de cyclistes. C'est là qu'il ne faut pas sauter. Je double quelques coureurs qui ne peuvent pas suivre. Étonné je le suis , car tout va bien, je suis bien calé dans les roues .

Après le virage à gauche, vent de face ; il reste 3 km avant l'arrivée. Il s'agira donc d'un sprint entre nous ( 15 unités ).

A 500m de l'arrivée , celui qui va gagner place un démarrage, il n'y a pas vraiment de réaction. J'accélère donc et je me retrouve là ou il le fallait pour sprinter suite au repérage du tour précédent .A 100m de l'arrivée je suis 4. Je me dis que je vais encore louper le podium. Le 3 est devant moi à quelques mètres. J'enlève une dent et je donne tout, je le saute sur la ligne.Nous étions tout prés du vainqueur .

Aprés l'avoir franchie, je suis exténué mais content quand Gaétan me confirme ma place de 3.

Enfin, je fais un podium, le premier de la saison, le premier de toute ma vie de compétiteur cycliste.WP_001018.jpg

Ce dimanche 17 juin, je fais une petite sortie de décrassage.

Vivement la semaine prochaine, je vais participer à la première course par étapes de ma toute jeune vie cycliste.

 

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 17:22

Mes obligations familiales et de conseiller municipal, ne me permettaient pas de faire une course ce week end. Heureusement la calendrier de l'Oise proposait un critérium vendredi soir.

Je m'inscris pour éviter de rester 15 jours sans compétition. Mais je n'aime pas du tout ce genre de course et les conditions de préparation ne sont pas optimales.

En effet , j'ai une réunion pour le travail de 14 à 16 heures. Je file vers Saint Crépin ,20 km au sud de Beauvais, mon matériel était prêt dans la voiture depuis la veille. Je mets 3/4 h , je me change et à 17h05 je suis sur mon vélo pour un bon échauffement. Je fais monter le coeur , car il faut être au top dés le début de la course.J'en profite pour manger du gatosport qui se digère même 1 heure avant la course.

Cette course se déroulant dans l'oise, les gros clubs locaux sont bien représentés; il y a de bons cyclistes et même de très jeunes cyclistes ( c'est vraiment étrange ces catégories de valeur ).

Je suis relativement serein, au début de la course. Je discute même avec une féminine qui court avec nous, c'est la copine à Catherine. On est tellement bavard que l'on se fait rappeler à l'ordre par le speaker.

Les 3 partent devant nous, et nous attendons trop longtemps avant de partir à mon goût , cela n'a pas manqué, ils nous ont rattrapé vers la fin de la course.

Comme toujours cela démarre sur les chapeaux de roues, , je reste au milieu du peloton qui compte une cinquantaine de cyclistes.Dés le deuxième tour , je remonte tout le peloton et je place une attaque ; une petite folie. Je suis aussitôt contré et les contre attaques fusent de toutes parts; le  peloton explose. Je suis limite , mais je résiste plutôt bien.C'est le tour le plus rapide.

Pendant quelques tours je rétrograde, il est difficile de rester devant. Il faut tenir, c'est dur je souffre, mais ouf cela ralentit au bout du 5ème tour.

L'intensité des attaques est plus faible, mais il faut résister aux différentes relances.

Aucune échappée ne résiste au retour du peloton, surtout sur la partie contre le vent où l'effet d'aspiration est maximal. Je me fais engueuler par un cycliste, car je laisse un trou après une relance. Je lui réponds "vas y au lieu de ratonner derrière" .Il faut dire qu'il voyait que je ramenais souvent le peloton en prenant un peu trop le vent. Mais j'avais de bonnes jambes . Et puis j'étais là pour m'entrainer plus que pour courir.

A l'avant dernier tour, je décide d'attaquer, je fonce de toutes mes forces, je me dis: "je vais essayer de tenir 3 km comme cela". Mais la partie contre le vent est fatale comme depuis le début pour chaque échappée. Je me fais rejoindre. Je me dis Guy il faut tenir , je saute dans les roues. J'ai vraiment un grand coup de fatigue . Il ne reste plus qu'un tour , je me dis que je vais exploser.

Mais au dernier tour, je suis surpris d'être encore là au milieu du peloton, qui avance vers un sprint massif.

Au dernier virage avant la ligne d'arrivée, je suis plutôt mal placé. Mais je me dis que je dois sprinter comme les autres. je finis dans le premier paquet.

Paradoxalement, la course terminée, je ne suis pas vraiment fatigué, en fin de compte: c'est du rythme ce genre de course et non de l'endurance.

Ca m'a fait du bien .

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:17

Ce dimanche 3 juin, je participe à ma 14 ème course de la saison, une course considérée comme dure et difficile. Cela s'est donc vérifié.

Après un tour d'échauffement, je découvre que le tour de circuit ne fait pas 15 km comme annoncé mais plutôt 17.5 km. La course va donc dépasser les 70 km ce qui est très rare en 4ème catégorie. je crois même que c'est la première fois que cela m'arrive.

De plus pour ajouter de la difficulté au dénivelé relativement important, il souffle un vent d'ouest très fort.

La course comprend donc 4 tours. Comme à mon habitude je vais décrire tour par tour ma course:

Premier tour:

La course démarre sur les chapeaux de roues car nous avons le vent dans le dos, nous sommes 41 coureurs. Au bout de 8 km , nous abordons la principale difficulté du circuit. Comme d'habitude la moitié du peloton saute dés ce passage. En effet la relance contre vent, arrivé en haut et la bordure qui s'en suit est fatale pour de nombreux cyclistes. L'expérience venant, j'avais abordé cette bosse dans les premiers, pour ne pas être piégé.( cf course Bonneuil )

Au retour, par contre j'ai failli sauter , suite à la descente sur une route étroite et dangereuse. J'ai du faire une effort assez soutenu pour revenir sur les hommes et filles de tête, car des féminines couraient avec nous selon le nouveau système mis en place cette saison. je me suis dit que je serai plus attentif au tour suivant.

Deuxième tour:

C'est le plus difficile pour moi, j'ai tendance à me ramollir derrière et je subis la course .Dans la bosse, je suis bien, mais je suis un peu à la traîne dans la partie contre le vent; je me protège le plus possible. Avant la descente , je remonte le petit peloton composée d'une vingtaine de cyclistes qui sont tous de bon niveau. A la relance après la descente deux cyclistes s'échappent. Je ne suis pas dans cette échappée étant derrière.

Troisième tour:

Je me ressaisis, avant la bosse j'attaque, je prends 100m d'avance sur le peloton. dans la bosse je maintiens mon effort , mais arrivé en haut, je subis de plein fouet une rafale de vent . Je suis scotché sur la route, je n'ai plus de souffle. Le peloton me rattrape en moins de 300m. Je prend un grand coup au moral. Néanmoins je ne me décourage pas, je m'accroche et je saute dans la roue de ceux qui viennent de me rattraper, en donnant tout.

Étrange la forme revient rapidement, contre le vent je suis plutôt devant! Que s'est il passé ?

Avant la descente je sprinte carrément pour arriver bien placé, la descente faite, la relance est facilement avalée.

Quatrième tour:

On apprend que l'un des 2  échappées n'a pas pu suivre le rythme. Un cycliste du LCC club organisateur attaque à plusieurs reprises. Je me paye le luxe d'aller le rechercher à chaque fois et de même en mettre une couche .Nous rattrapons le coureur de l'échappée lâché, je passe à coté de lui sans le regarder; il est moralement atteint et n'arrive pas à suivre.

La bosse est montée à vive allure; 5 cyclistes veulent s'échapper, un petit trou se forme. Arrivé en haut contre vent, je me défonce pour revenir dessus en emmenant bien sûr une partie du peloton réduit à une dizaine de cyclistes.

Avant la descente cela s'accélère pour être bien placé. Nous descendons à vive allure et la relance qui suit le virage avant la partie vers l'arrivée, vent dans le dos, est faite à vive allure. Nous atteignons 66 km/h, j'ai mis tout à droite car il n' y avait plus de vitesses à  passer. Le sprint est lancé  de très loin. Je remonte le peloton et sur la partie légèrement montante avant la ligne, je dépasse de nombreux cyclistes sans trop forcer car je sens que je ne pourrais pas faire 2, l'autre échappé étant resté devant. Je finis 5 du sprint du peloton, donc 6 de la course.

Je suis assez content, mais je suis fatigué, j'ai quand même beucoup donné. Je suis encouragé par Bernard qui a du abandonner au dernier tour, suite à des rayons cassés. C'est une bonne course d'un niveau supérieur à ceux du week end dernier et j'arrive quand même à faire mon 4ème top 10 de la saison.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 19:41

Le bilan du mois de mai est plutôt flatteur.

Distance parcourue: 1409 km  dont 260 km de course.

54h de selle

Vitesse moyenne: 26 km/h.

12600m de D+.

Stage montagne à Annecy: 348 km et 6100m  de D+.

2 top 5 en course avec une place de 5 et de 4.

L'entraînement que je m'impose porte enfin ses fruits.

La préparation pour l'étape du tour du 8 juillet 2012 est en bonne voie: je suis confiant.

Place au moins de juin, avec ma première course par étapes de toute ma vie cycliste: que de nouveautés !

Les paramètres de forme restent bons

poids: 64 kg

Fc repos: 55 bpm

tension ; 12/7 mm de Hg

 

 

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Published by Guy Vasseur - dans Le blog
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:41

Je participais à deux courses ce week end de Pentecôte, le résultat est enfin à la hauteur de mon investissement, de mon entraînement depuis cet hiver.

Comme vous avez pu le constater, je préfère les courses avec des bosses ou du dénivelé.

J'ai donc décidé de participer à deux courses considérées comme difficiles par les cyclistes.

Samedi 26 mai :Huchenneville: petit village au sud d'Abbeville.

Cette course comporte 3 tours avec une petite boucle au premier tour la faisant passer par des chemins très pentus.

Dans cette bosse, je suis obligé de mettre le 39 alors que d'habitude , je grimpe en force sur la plaque.

Et dés cette première bosse, le peloton composé de 40 cyclistes explose, une échappée de 10 coureurs se forme et j'en fais partie. C'est déjà une belle satisfaction.

Au deuxième tour , un cycliste part seul devant; il va gagner .

Je me maintiens dans ce groupe sans trop de difficulté, avec l'aide de Bernard du club qui a fait une superbe course .DSC07364-1-.JPG

Au début du 3 ème et dernier tour, dans une des nombreuses bosses que contient le circuit, le maigre peloton se scinde encore en deux parties. Nous ne sommes plus que 4 à chasser donc le futur vainqueur.

Dans la dernière bosse qui est montée à une bonne allure, j'explose . je suis littéralement scotché à la route, planté à une vitesse d'à peine 10 km/h. Je vois mes 3 compagnons de route s'échapper devant moi. je suis impuissant, Il reste la descente et une petite montée avant l'arrivée, je finis 5. c'est mon meilleur classement dans une course cycliste de toute ma vie . je marque enfin mes premiers points UFOLEP.

Je suis content , mais j'ai un goût d'inachevé.

Lundi 28 mai : Aumont: petit village au nord de Poix de Picardie.

C'est encore une course trés valonnée mais avec une longue côte en 3 parties avant l'arrivée. Le circuit doit être parcouru 7 fois.

Un scénario proche de la course de samedi se reproduit , plus de la moitié du peloton saute au premier tour. Jean René part seul devant, il terminera devant avec plus de 3 minutes d'avance. Bravo

Nous sommes donc une quinzaine à entamer le second tour, au fur et à mesure que les tours s'égrènent , nous perdons un à deux coureurs.

Au cinquième tour, juste au passage de la ligne, suite à une inattention, un trou se forme. Je me dis "Guy ne saute pas", je fais un effort contre le vent pour revenir sur les 5 devants. Par contre les ratons derrière ont laissé faire, ils étaient prêts à se faire sauter au lieu de m'aider à revenir. Je laisse des plumes.

Au sixième tour, j'essaie de m'échapper sachant que Jean René a course gagnée. Le maigre peloton n'apprécie pas, 2 amiènois risquent de faire 1 et 2. Je suis hélas repris.

Au dernier tour, je suis particulièrement fébrile, je me dis la montée de la dernière bosse à moins d'un km de l'arrivée va être dure.

Je me concentre , j'accélère en même temps que les autres coureurs. J'enlève deux dents à l'arrière , mais le sprint est lancé dés  la sortie de la bosse. Je le trouve long, je mouline un peu trop. Mais ai je les moyens de faire mieux , j'ai tellement mal aux jambes. Mais j'entends une voix " Fais toi violence Guy" Je finis 3 du sprint avec les encouragements de Bernard, donc 4 de la course.

Je suis content, une place de mieux, je progresse. Mais il faut continuer à bien travailler et ne pas lâcher. Maintenant, j'y crois un peu plus.

Je conclurai par un merci à Christophe, il se reconnaîtra.

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:25

Ça y est nous sommes déjà à la fin du stage. Le temps a passé vite, ce qui prouve que j'ai apprécié. Les organismes sont bien fatigués, particulièrement à cause de la météo. Pluie et froideur sont vraiment des ennemis du cycliste.

A la demande générale, nous voulons tous terminer sur une note positive. En effet il fait beau, le soleil est de la partie.

Comme nous avons rendez vous à la gare d'Annecy pour un TGV prévu à 12h30, nous décidons de faire le tour du lac d'Annecy. Cela fera notre sortie de décrassage. Néanmoins , certains iront directement à la gare depuis le village vacances, le groupe se réduit alors à environ 15 cyclistes. L'ambiance est bon enfant, nous parlons tous du col de La Forclaz monté la veille. Il est resté dans nos mémoires et dans nos jambes. Mais n'est ce pas le bonheur de tout cycliste ?

Le bilan global du stage est donc

350 km

plus de 6000m de D+, dans des conditions parfois extrèmes.

Je suis ravi de ce périple, j'ai connu des gens trés sympathiques. J'espère que moi même je leur laisserai un bon souvenir. Je retiendrai ces paroles. " Tu nous a surpris Guy, c'est bien la dernière personne à qui j'aurai pensé pour faire la fête comme çà" en faisant allusion à jeudi soir. Je suis rentré à la maison vers 18h30. Je me couche à 22h , 2 minutes plus tard je suis déjà endormi.

Et maintenant place aux courses et à l'entrainement pour l'étape du tour du 8 juillet, il me reste 42 jours .

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 18:14

Après encore une nuit à mal dormir, je me réveille avec un mal de tête que je traite aussitôt en prenant du paracétamol. Cela n'a rien d'étonnant, ce mal de tête avec mes folies de la veille . Le temps est encore maussade. Il fait gris et frais , mais il ne pleut pas encore.

Le programme du jour est le massif de Bauges.

Le premier col que nous devons faire est celui de Leschaux où se trouve le village vacances. ll n' y aura donc pas d'échauffement avant de monter. Manque de chance, il se met à pleuvoir fortement à 8h30 au moment du départ.

Je décide de monter, de toutes façons , si la sortie est annulée, il sera aisé de retourner au village. Il pleut vraiment des cordes, la majorité des cyclistes s'abritent sous des porches, des abris bus... Je continue stoïquement sans me préoccuper de cette pluie. Je double Claude qui a pris la même décision que moi. Pendant cette montée, dans le fourgon qui me dépasse , les accompagnateurs me disent que je suis seul en tête à le monter.Ils ont décidé d'attendre en haut du col. C'est apparemment la désunion totale. Certains veulent continuer d'autres reporter la sortie après midi, car la météo devrait s'améliorer. WP_000941.jpg

Néanmoins , nous sommes 5 cyclistes à être au sommet du col de Leschaux dont Jean Pierre qui peste à juste raison. Fabrice décide de redescendre rechercher les cyclistes, car comme je le pressentais, les éclaircies apparaissent. ( le temps en montagne est très changeant).

En attendant , nous allons boire un bon café chaud au bar s'y trouvant. Cela devient une habitude.

Fabrice revient avec une dizaine de cyclistes mais nous avons perdu 1 bonne heure. le programme initial est donc abandonné. Nous décidons de monter directement le Crêt de Chatillon en haut du Semnoz, massif surplombant Annecy à près de 1700m d'altitude.

La montée est assez longue et je la trouve plutôt facile, malgré les longues lignes droites à flanc de montagne.

Tout en haut il fait froid, nous croisons lors de cette montée Samuel Dumoulin de la Cofidis, qui discute avec certains membres de mon club. WP_000944.jpg

On prend donc la décision de redescendre vers le lac pour manger.

Comme j'en ai pris maintenant l'habitude, je suis Jean Pierre. Mais il fait tellement froid que les muscles des bras frissonnent provoquant un guidonnage particulièrement désagréable et dangereux.

En bas il nous faut encore traverser Annecy pour pouvoir trouver un endroit agréable pour déjeuner.

Nous nous dirigeons donc vers le coté est du lac à Veyrier du Lac , mais je crève de la roue arrière. On perd encore du temps.

Il est prêt de 14h lorsque nous trouvons un endroit idyllique au bord de l'eau.Il fait beau ensoleillé et même chaud, nous nous allongeons sur l'herbe. WP_000945.jpg

Puis c'est le départ pour les deux denières montées de la journée.

Le col de Bluffy , petit hors d'oeuvre avant le col de La Forclaz, avec ses 4 derniers km très pentus.

Je monte en tête, sur la partie vallonnée entre les 2 cols, je suis avec Nicolas et Christophe, je reste dans leurs roues jusqu'au début du fort pourcentage.

Mais il est vraiment difficile ce col. La dernière fois que je l'avais monté, j'avais mon triple plateau et un grand pignon à l'arrière ( 32x28 ), aujourd'hui, j'ai mis le compact sans rajouter de pignon à l'arrière ( 34x25 ). C'est un peu plus dur. Pour l'étape du tour le 8 juillet, je vais faire monter un 27 pour avoir plus de facilités et passer plus facilement ce genre de col. C'est la principale leçon que je vais tirer de cette journée.

En haut , pour une fois il fait beau et doux, je visite les lieux. Je prends quelques photos avec vue sur le lac au tremplin de départ des parapentes.WP_000948.jpg

La descente est rapide voir dangereuse, car la pente est forte. De plus JP ne se retrouve plus devant moi. Je m'applique à faire des trajectoires. Mais la circulation est trop dense pour faire de belles courbes.

Nous retournons vers Annecy par la fameuse piste cyclable. Mais nous sommes plus raisonnables, nous rentrons à faible allure.

Néanmoins il  a été décidé de faire un sprint dans la montée vers le village et de faire un classement à l'entrée.

La montée se fait donc à forte allure , j'essaie de suivre . A 200m de l'arrivée j'entends de la part de Christophe, "Fais toi violence Guy, mets deux dents de moins" je m'exécute et je finis 3 il me semble . Mais j'avais très mal au dos, comme une aiguille chauffée à blanc enfoncée au niveau de la lombaire 1: séquelle de mon accident de voiture.

Rentré au village , aprés une bonne douche, nous buvons pour fêter les nouveaux vélos de 3 cyclistes du club . Je ne bois pas d'alcool!

 

 

 

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